Un cheval a besoin de 1 à 2 g d’amidon + sucre par kg de poids vif (PV), soit 500 à 1 000 g d’amidon + sucre pour un cheval de 500 kg. Mais il s’agit de la quantité totale et non de la quantité supplémentaire nécessaire via l’alimentation concentrée, pour rester en bonne santé et performer.
Un excès d’amidon et de sucre risque d’être contre-productif !
En effet :
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De nombreux chevaux en bonne santé et performants ne reçoivent aucun aliment concentré.
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Des études scandinaves de plusieurs années, comparées à un placebo, ont montré que les Thoroughbreds nourris exclusivement avec du fourrage et un balancer sont en meilleure santé et performent mieux.
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Lors du récent congrès EEHNC à Utrecht (dans une étude sponsorisée par l’industrie des aliments concentrés), il a été souligné que le fourrage seul couvre les besoins énergétiques des chevaux jusqu’à un travail de niveau moyen à soutenu. Pour un effort plus intense, un complément peut être nécessaire, sous prétexte que les chevaux ne pourraient pas consommer de plus grandes quantités de fourrage… Par ailleurs, de plus en plus de fabricants d’aliments concentrés ont récemment intégré à leur gamme des aliments à teneur (très) faible en amidon et sucre.
Pourquoi des différences d’interprétation sur la quantité d’amidon + sucre dans l’alimentation complémentaire ?
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La définition de « sucre + amidon ».
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L’apport déjà fourni par le fourrage.
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La différence entre la quantité par jour et la quantité absorbée « en une fois ».
Qu’est-ce que le sucre et l’amidon, et quelle quantité est déjà présente dans le fourrage ?
Dans la plupart des analyses nutritionnelles, on parle de « sucre et amidon », mais ce terme regroupe plusieurs molécules aux propriétés très différentes :
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Saccharose : quasi inexistant dans l’herbe.
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Glucose et fructose (les composants du sucre) : environ 0,4 % sous forme libre ou 2 % de la matière sèche dans l’herbe.
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Amidon (polymère de glucose) : environ 0,4 % sous forme libre ou 2 % de la matière sèche dans l’herbe.
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Levans (souvent analysés sous la rubrique « sucre » et souvent nommée « fructanes ») : 1 à 4 % sous forme libre ou 5 à 15 % (voire plus) de la matière sèche.
Ainsi :
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Un cheval consommant 10 kg de matière sèche de fourrage (travail léger) ingère environ 400 g d’amidon + sucres(saccharose + glucose + fructose) et 500 à 1 500 g de levans.
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Un cheval consommant 15 kg de matière sèche de fourrage (travail plus intense) ingère environ 600 g d’amidon + sucres et 750 à 2 250 g de levans.
Donc, le seuil de 1 à 2 g/kg de PV est largement couvert par le seul fourrage.
Les sucres et amidons doivent être directement utilisés par le cheval. Un excès entraîne une fermentation par la flore intestinale, une acidification et une perturbation de son rôle vital, avec des répercussions sur plusieurs organes (cerveau/stress, estomac, immunité…).
Les études sur l’absorption de l’amidon et du sucre dans l’intestin grêle montrent des résultats très variables, en raison de différences méthodologiques, différences individuelles et de la qualité de l’amidon (origine, degré de transformation…). Une meilleure approche consiste à observer les effets négatifs de quantités élevées :
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Une absorption supérieure à 100 g par repas impacte la glycémie.
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Un excès provoque des fermentations nocives (ex. production de lactate) dans l’intestin.
Plus l’ingestion est répartie, moins ces risques sont présents. C’est logique avec le fourrage, qui est consommé en continu tout au long de la journée. Un cheval nourri à volonté ingère 25 à 30 g d’amidon + sucre par heure, sur 14 à 16 heures.
C’est différent pour les aliments concentrés, consommés rapidement et en pics. C’est pourquoi les nutritionnistes et les cliniques recommandent de ne pas dépasser 100 g d’amidon + sucre par repas, afin d’éviter des pics de glycémie.
Les levans, en revanche, ne sont pas absorbés directement mais métabolisés par la flore intestinale, qui fournit 60 à 70 % de l’énergie du cheval (contrairement au métabolisme humain). Donc, si un cheval a besoin de plus d’énergie, il faut augmenter l’apport en fibres, et non en amidon et sucre.
Conclusion
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La grande majorité des chevaux n’ont pas besoin d’aliments concentrés.
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Si on en donne, il faut limiter l’apport à 100 g d’amidon + sucre par repas.
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La vraie question est : que faire si mon cheval a besoin de plus d’énergie ?
Solutions :
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Augmenter l’apport en fibres/fourrage.
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Optimiser la flore intestinale pour maximiser la conversion des fibres en énergie (via Goldbiotics ICU).
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Ajouter éventuellement de l’huile de lin à la ration.
Car…
Un excès d’amidon et de sucre risque d’être contre-productif !
